Le débat rennais, comme celui qui s’annonce à Carhaix, montre une chose : la question de l’autonomie bretonne ne peut plus être enfermée dans les logiques partisanes françaises.
Les partis politiques — qu’ils soient nationaux ou locaux — ont souvent :
- instrumentalisé la Bretagne,
- renoncé à défendre la langue,
- abandonné les engagements territoriaux,
- ou parfois même failli gravement envers les Bretons.
Dans ce contexte, certains acteurs bretons estiment nécessaire :
- de s’abstraire des appareils partisans,
- de ne plus inviter ceux qui ont trahi la confiance du territoire,
- et de revenir aux fondamentaux bretons : 👉 les kers, communautés humaines enracinées, 👉 les tudoù, réseaux de solidarité et de transmission.
Pour eux, l’autonomie n’est pas un schéma institutionnel. C’est une capacité collective, culturelle, sociale et politique, à décider, créer, organiser et transmettre.
La Bretagne pourrait ainsi devenir un laboratoire d’une autre manière de faire société : moins verticale, moins partisane, plus enracinée, plus responsable.





