Nous ne vivons plus en démocratie prétendent certains. La vérité oblige à dire que nous n’avons jamais été en « démocratie ». Pour la bonne raison que la démocratie – pouvoir du peuple par le peuple – n’a jamais existé en France, autrement que sur le plan virtuel. Qui ne voit-là le pouvoir magique de certains concepts ?
Aussi, nous faisons nôtre, sur la question démocratique ce qu’écrivait fort justement feu René VAILLANT dans un tract de l’Unvaniezh Breizhiz intitulé « DEMOCRATIE » tiré de nos archives : « Le droit de vote ? Ce n’est pas un droit, c’est une charge instituée par les oligarchies parisiennes pour faire désigner par un peuple lambda, et pour légitimer les énergumènes que ces cliques ont désignées pour s’emparer de tous les pouvoirs, qui devraient être ceux du peuple, ces droits leur confèrent un pouvoir absolu de tout faire et n’importe quoi. Ces arrivistes parvenus à leurs fins n’ont plus de soucis que celui de se voir verser des émoluments importants et une retraite à vie, hors de proportion avec leurs compétences (ou en proportion de leur incompétence) ». Rien à ajouter, rien à retrancher !
De ce constat lucide, on en déduira que notre système parlementaire s’apparente plutôt à un théâtre de marionnettes. Certains diront qu’il en a toujours été ainsi sous nos cinq Républiques.Aussi, est-il dans l’intérêt de tout peuple enraciné qui veut le rester, de réorganiser de fond en comble, ce mode de représentation. Pourquoi ?
Parce que notre système dit « représentatif » n’a jamais représenté une photographie fidèle du Peuple. Quid de l’origine sociale de nos parlementeurs ? Issus majoritairement des mêmes milieux depuis la Révolution de 1789. Tous adeptes ou forcenés de la religion des « droits de l’homme ». Certaines catégories y sont outrageusement absentes. Résultat : un « Etat profond » indéracinable au sein de l’organisation républicaine. Pourquoi ?
Parce que le suffrage universel mis en place au « Pays des Lumières » a été constamment victime de manipulations par les puissances d’argent et les forces occultes. D’où des mesures politiques rarement bénéfiques au plus grand nombre. Mais toujours au profit de démagogues vivant sur la bêtise humaine.
Dès lors, revendiquer un Parlement breton nous sauvera-t-il de cette farce grossière ? Non, s’il s’agit de revendiquer un Parlement breton, sur ces mêmes bases philosophiques. Cela aboutirait à réenclencher un processus dont nous avons déjà gouté l’âpre saveur avec la Révolution de 1789. Parce que la Subversion est parfaitement à l’aise dans les assemblées où les discours démagogiques finissent toujours par l’emporter. D’où un scepticisme légitime à l’encontre d’un régime fondé sur des querelles idéologiques et non sur des entités organiques.
Autre écueil avec lequel il faut compter : une opinion publique profondément soumise à la doxa matérialiste et cosmopolite. Comme l’était jadis celle de la Russie par l’idéologie bolchevique. Un lavage de cerveau difficile à éponger. Dès lors, seul un régime d’autorité s’appuyant sur des plébiscites serait capable de neutraliser toute manœuvre de déstabilisation. Un tel régime ne pourrait être mis en place que par une Révolution nationale bretonne. Une Révolution dans l’ordre et par décrets. Dans l’esprit d’une Révolution conservatrice. A l’opposé de celle de 1789 qui pataugea dans le sang de centaines de milliers de nos ancêtres. Non des plus infâmes, bien sûr, mais des meilleurs éléments.
Vu sous un angle purement national, nous aurions un Etat organique et spiritualiste prenant en charge les jeunes générations auxquelles auront été insufflées, non plus des concepts nihilistes et libertaires, mais les valeurs de transcendance, d’amour national, de fierté ethnique et civilisationnelle. On ne peut construire, en effet, du neuf avec du vieux matériau ! Ce qu’on bien compris les laïcards. Un seul impératif importe, l’instauration d’un monde nouveau. Loin de la vision bourgeoise et marchande des droits de l’homme qui ne reconnait que l’individu désincarné, producteur et consommateur.
Certes, il est peu aisé de renverser la vapeur dans l’opinion publique quand la quasi-totalité des moyens de communication et d’éducation reste aux mains de la ploutocratie ; quand toutes nos institutions sont verrouillées pour interdire tout renouvellement de son personnel ; quand la liberté d’expression dont on pouvait s’enorgueillir à la fin du XIXème siècle, n’existe plus que pour la pensée unique, officielle et obligatoire ; quand l’inquisition règne en maitresse absolue depuis l’infâme Loi Pleven de 1972. Mais le pire est à venir.
Que restera-t-il demain de nos peuples autochtones – du fait de leur faible natalité corollée avec une immigration massive de peuples allogènes – quand le suffrage universel nous imposera des mœurs, des religions, des législations qui sont à la fois hostiles et contradictoires avec nos valeurs civilisationnelles ? C’est là une arme à double tranchant. Dès lors, devons-nous continuer à encenser un tel principe ?
Heureusement, l’Histoire n’est écrite nulle part. Car nous assistons aux prémices d’un réveil – certes encore timide mais qui s’amplifie – des peuples autochtones sur tout le continent. La poussée populiste ou identitaire est là.
Aussi, la prochaine décennie sera des plus vitales. Vraisemblablement la dernière où les Autochtones auront encore leur mot à dire. Aussi, nous reste-t-il qu’une seule arme, ô combien paradoxale : le suffrage universel qui nous a conduit là où nous sommes.
Alors, VOTONS, VOTONS, VOTONS, mais autrement.
Avant qu’il ne soit trop tard !
Jakez GUILLOUZOUIC (9 mars 2026)







Aujourd’hui 14h05
La France déploiera «huit frégates», une mobilisation qu’Emmanuel Macron qualifie «d’inédite»
«La présence française qui se déploiera de la Méditerranée orientale en mer Rouge et (…) au large d’Ormuz, mobilisera huit frégates, deux portes hélicoptères amphibies et notre porte-avions», a indiqué Emmanuel Macron depuis Paphos.
«Cette mobilisation de notre marine est inédite. Elle se fait évidemment avec la mobilisation aussi de nos forces aériennes et terrestres dans la région», a précisé le chef de l’État. Et de conclure : «La volonté de la France est de contribuer à la désescalade, à la sécurité de nos ressortissants, à la sécurité de nos partenaires et à cette libre navigation et cette sûreté maritime».