Quand les mots deviennent des armes   

A-t-on jamais vu des quidams de Gauche, s’offusquer d’être traités de Bolcheviques, de Gauchistes ou de Rouges ? Non, la plupart du temps, ils en sourient.  S’émeuvent-ils, un seul instant, à la pensée des cent cinquante millions de victimes de la terreur rouge dans le monde ? Renient-ils leurs prophètes et doctrinaires Robespierre, Marx, Lénine ou Trotski pour autant ?  Non, jamais ! Ils font bloc tous ensemble ! Jamais sur la défensive, jamais sur la repentance. Toujours sur le mode offensif et agressif. Ils sont tous là ! Du grand bourgeois universitaire au casseur islamo-gauchiste, Ils manifestent ensemble, chantent ensemble et trinquent ensemble. En toutes circonstances, ils font front commun. Sans aucune honte, sans le moindre remords.      

Dès lors, pourquoi leurs adversaires de droite classique se croient-ils obligés de se démarquer bruyamment de figures emblématiques du combat national passé ? De les condamner avec la plus extrême vigueur ? Sur le plan doctrinal et celui de l’activisme. Qu’il s’agisse de Bonald, Maurras, Drumont, Brasillach, Drieu la Rochelle, Duprat, Mordrel, Malliarakis ou Jean-Marie Le Pen !  Pourquoi font-ils leur mea culpa sur des pans entiers de notre Histoire nationale (Croisades médiévales de libération, révoltes chouannes, œuvre colonisatrice et civilisatrice, combats antibolcheviques en Europe et Asie, sursaut patriotique des Pieds-Noirs…) ? Pourquoi se sentent-ils tenus de reprendre à leur compte des principes issus de la Révolution de 89, acte de naissance de la Gauche ?   

Il est particulièrement pathétique de voir un quidam de droite se liquéfier devant un interlocuteur le qualifiant de réactionnaire, de facho ou d’extrême-droite. Une telle réaction montre à quel niveau de culpabilisation voire de gauchisation, la Droite est tombée. Mais quand cette auto-flagellation cessera-t-elle ? Seulement le jour où les braves gens qui n’appartiennent ni au camp des médiocres, des envieux et des subversifs, se moqueront du « qu’en dira-t-on » du soi-disant Camp du Bien. De ses dogmes naïfs et absurdes.  Quand ils feront litière du « politiquement correct » qui nous trompe et nous bâillonne. Quand les gens de droite leur répondront du tac au tac par défi, lassitude ou amusement : « Réac, facho, extrême-droite… ? Et quand bien même ? ». Ce jour-là, il en sera fini du sentiment destructeur qui livre intellectuellement les droitistes pieds et mains liés à leurs pires détracteurs.    

Tout est question, au demeurant, de volonté et d’affirmation individuelle. Dans un défi totalement assumé, l’engeance politique aurait face à elle, des adversaires d’une autre trempe. Des adversaires qui rétorqueront sans peine à tous ces curés de gauche dans l’âme, une évidence aveuglante : la société actuelle, déliquescente et moribonde, ne doit RIEN aux principes philosophiques d’une véritable Droite historique. Absolument rien ! Car cette société en miettes est bâtie sur deux piliers idéologiques majeurs, deux piliers de gauche : le matérialisme et un antifascisme extensible à l’infini. Cette société est la leur, pas la nôtre ! A l’instar des Catholiques non reniés, martelons une vérité toute simple : nous sommes dans ce monde mais non de ce monde.

A l’image de ces derniers, notre propre sémantique véhicule notre conception du monde. Il ne tient qu’au courage du Droitiste de briser le magistère moral de la Gauche. De s’affranchir des dogmes de l’idéologie dominante. D’affirmer pleinement ses convictions, ne jamais chercher à se justifier, ne rien céder à l’adversaire. Sur le plan idéologique, historique et programmatique. Car les concepts de l’adversaire (diversité, égalitarisme, inclusion, universalisme, laïcité, etc.) sont aux antipodes des valeurs issues de la Loi naturelle (Identité, hiérarchie, ordre, religion, ethnie, patrie, etc.). Parce que la bataille identitaire est d’abord une GUERRE DES MOTS.

La « dédiabolisation » politique, à cet égard, est une stratégie inepte qui n’a jamais désarmé l’adversaire dans ses invectives. Bien au contraire. Le RN en est un parfait exemple. Emprunter certains vocables ou postulats de l’adversaire, discréditer des concurrents plus à droite que soi, vilipender la « fachosphère », ne trompe assurément personne. Car vouloir se battre sur le terrain de l’adversaire, c’est courir à une défaite certaine. De surcroit, une telle attitude conforte l’adversaire dans son hégémonie idéologique.     

A contrario, le jour où chaque Patriote fera sa révolution intérieure, les colonnes du Temple du Progrès se fissureront pour s’écrouler dans un fracas indescriptible dont nous n’avons pas idée. Prendront fin les défaites à répétition de la Droite qui jalonnent ces deux derniers siècles.   

S’ouvrira alors une Nouvelle ère !      

JAKEZ GWILLOU ( 21 janvier 2026)

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