Quand j’entends Reza Pahlavi déclarer dans Le Figaro Magazine que “la France doit écouter le peuple iranien qui veut mettre fin au régime islamique”, je vois encore une fois la tentation du nationalisme de s’en remettre à une figure providentielle. On préfère projeter ses espoirs sur un personnage — quel qu’il soit — plutôt que de faire confiance au peuple lui‑même.
Je retrouve cette même tentation chez certains amis nationalistes bretons, prêts à suivre un “héros” supposé, sans voir que ce prétendu sauveur est souvent un jacobin convaincu, peu soucieux des libertés des provinces.
Pour ma part, je crois qu’aucun homme providentiel ne nous sauvera. Seul un travail puissant à la base, fondé sur la souveraineté, la solidarité, le mutualisme et le fédéralisme, peut ouvrir un avenir digne et durable.





