De toute évidence, aucune unité durable ne pourra naître sans que Bretons et Français acceptent de se rencontrer, de lire, d’étudier et de travailler ensemble. Commençons donc par écouter, ensemble, l’histoire qui nous a façonnés.
Pourtant, aujourd’hui encore, les rivalités demeurent vives. Elles s’expriment jusque dans nos villages, où l’on se retrouve parfois enfermés dans des camps opposés, notamment à l’approche des élections municipales. L’unité, manifestement, n’est jamais un chemin simple.
Ces querelles de clocher n’apportent rien de bon. Elles donnent l’impression que l’être humain ne peut s’empêcher de se chamailler, de tirer la couverture à lui, de laisser son ego primer sur le bien commun… parfois même pour une simple mairie.
Au risque de surprendre, ces divisions ne devraient pourtant pas nous étonner. Elles font partie de la vie d’un village. Ici, on part travailler ailleurs, parfois très loin, on revient un peu cabossé, et il faut alors réparer les liens distendus.
« Répare mon village » : cette tâche revient à chacun de nous. Partir, revenir, retisser l’unité. Nous avançons sur ce chemin exigeant ; il est normal qu’il soit semé d’obstacles. Mais ne renonçons jamais à ce but. Malgré nos échecs, malgré nos différences, continuons de chercher ce qui rassemble plutôt que ce qui sépare.





