La guerre contre l’Iran est présentée comme une guerre préventive qui n’a pas d’existence en droit international, produite pourtant par ce même bloc occidental qui a fini par se résoudre à l’idée que son destin est lié à la suprématie d’Israël.
A ce titre, il lui a confié la représentation exclusive de la défense de ses intérêts au Moyen-Orient en lui garantissant un soutien permanent inconditionnel et sans limite.
Tout ce à quoi se livre l’Occident, de l ‘embargo à la guerre actuelle, vise un seul objectif, celui de différer l’entrée inéluctable de l‘Iran dans le club fermé de la dissuasion nucléaire. Le message est clair : au Moyen-Orient, seul Israël doit disposer de l’arsenal nucléaire. Estimé à près de 100 ogives – qui échappe d’ailleurs à tout contrôle international, cet arsenal lui confère une supériorité stratégique et conforte sa domination sur la région.
Le monde arabo-musulman, même s’il est fragmenté, est représenté dans l’imaginaire occidental comme la menace prioritaire contre l’ordre international établi. Ces craintes structurent, encore de nos jours, la pensée stratégique occidentale dont le socle normatif porte encore l’empreinte de la guerre froide. En dépit de l’excellence des relations que les Etats-Unis et Israël peuvent avoir avec les pays du Golfe, l’Egypte et le Maroc, ces pays n’arrivent pas à infléchir, un tant soit peu, l’expansionnisme israélien.
Le bon choix pour la Bretagne est de ne pas accepter le fait accompli ni de s’aligner sur le plus puissant et de privilégier les voies diplomatiques dans le règlement des crises. Enfin, la Bretagne, si elle existait, devrait rappeler, à chaque fois, l’exigence d’un règlement définitif et juste de la question de la Palestine sans laquelle aucune paix n’est possible ni durable au Moyen-Orient. Et nous pensons évidemment aux chrétiens palestiniens. Malgré leur faible proportion, les chrétiens palestiniens jouent un rôle culturel, économique et social important dans la région.






Ceux qui regardaient l’Iran il y a une dizaine d’années voyaient un pays solide, presque indestructible. Rien n’a duré. Les frappes israéliennes et américaines sont tombées comme des coups de tonnerre, frappant le noyau même du dispositif sécuritaire. Résultat, la peur a quitté la rue mais est montée dans les bureaux des généraux. Partout des fentes sont apparues. Dans les boulevards des étudiants chantent encore, dans les prisons des opposants murmurent des slogans et au sommet de l’État des dirigeants ne parviennent même plus à se parler. Le citoyen moyen a cessé de croire aux histoires officielles. Il demande juste liberté, justice et dignité. Les discours de légitimité du régime clopinent et, chaque jour qui passe, le marquage de ce que certains appellent un point de non-retour se rapproche. Les autorités empilent la répression, saupoudrent de la propagande et sautent rapidement d’une promesse à l’autre, mais la pente est trop raide. Je regarde ce qui arrive et, bizarrement, j’ai l’impression d’être à la fois dans le film et dans le fauteuil du ciné. Cela semble fou, mais aujourd’hui l’on parle d’un pays où la peur, pour une fois, a décidé de prendre le bus dans l’autre sens. Les drapeaux de l’espoir sortent de la buanderie, la liberté fait un clin d’œil, et moi je me demande si l’on est en train de vivre une page d’Histoire qui, soyons clairs, n’était pas au programme de la dernière assemblée. Dans le silence que je porte, l’ouverture des ondes, je sens une admiration brute pour le peuple iranien, pour son cran et son refus d’admettre que le mot fin est sur le scénario. En même temps, je bouillonne un peu, une colère qui claque contre ceux qui étouffent, qui trichent et qui tasassinent pour prouver qu’ils sont encore là. Et puis, soudain, surgit cette espérance à la con, celle qui murmure que rien n’est bouclé, que chaque matin peut renverser la table, et que, oui, tout est encore dans le jeu. Le Moyen-Orient au Bord du Chaos Dès qu’on évoque le Moyen-Orient, l’émotion apparaît déplacée. Une guerre, une révolte ou tout juste une immense peur : chaque nouvelle heure apporte son pesant de drames. La réaction la plus brusque, à ce moment précis, pourrait bénéficier ou détruire des générations entières. Horloge Tournante au Détroit d’Ormuz Le détroit d’Ormuz, réduit parfois à une simple carte dans une présentation, reste en réalité le poumon pétrolier du commerce mondial. En quelques heures, un tanker alourdi de brut devient un obus sur une mer bleue. Un nouvel accrochage naval ou un blocus opportuniste ferait grimper le prix de l’essence comme jamais. Observateurs Volants et Salles de Marché Les grandes puissances ne savent plus si elles jouent les pompiers, les architectes ou tout simplement les spectateurs. Tandis que certains diplomates promettent des parachutes aux dirigeants en danger, d’autres plantent lentement des drapeaux sur des terres encore calmes. En dessous, les fonds d’investissements scrutent chaque tweet avec l’aplomb d’un trader fou. Une Étincelle et le Feu Tout le monde retient son souffle, et pour cause : une simple roquette mal placée ou une parole de trop sur le téquip pourrait embraser l’ensemble. Les chancelleries vident de whisky leurs armoires, croyant déchiffrer des signaux avant-coureurs. Ce que l’on n’a jamais vécu en live sur le petit écran inscrit déjà sur de grandes feuilles de papier. Je me réveille parfois avec l’impression d’être sur une grande roue qui tourne trop vite. Une minute, le ciel est bleu ; la minute suivante, la paix paraît aussi solide qu’un tas de cartes. Quand j’écoute les nouvelles, je n’arrive pas à croire que le mot guerre peut encore entrer dans une phrase ordinaire. Plus le flot d’images grandit, plus je me dis qu’on est planté devant une porte ouverte sur l’inconnu. C’est l’instant charnière où n’importe quel mouvement, même le plus petit, peut faire grincer les gonds. Ça fait mal de penser aux gens qui, eux, portent déjà le poids du monde sur les épaules. En même temps, une grosse colère monte contre ceux qui soufflent sur les braises juste pour briller un peu plus longtemps sous les lumières. Et pourtant, au fond de la peur, une voix chuchote que rien n’est gravé dans le béton, que les choses tordues peuvent parfaitement prendre un autre chemin.