Héraut au Double Cœur vendéen, Philippe de Villiers était l’homme approprié pour dénoncer le populicide en cours. Un populicide frappant le peuple autochtone. Son vif intérêt pour l’Histoire nationale sans lequel il ne peut y avoir de compréhension du présent ni de boussole pour l’avenir, ne pouvait, en effet, le laisser ignorant d’un précédent populicide.
Celui d’un populicide occulté dans nos manuels scolaires, outils de pure propagande. Populicide de sa Vendée natale par les malades mentaux de la Révolution « française ». Authentique populicide avec plus de 300 000 victimes torturées, noyées, brulées et assassinées par les colonnes infernales (Cf. Revue du Souvenir vendéen). Voire 600 000 victimes selon le général républicain Hoche, le « Pacificateur de la Vendée ».
Mais dans son dernier ouvrage, le populicide qu’ildécrit ne se manifeste pas, par des mesures spectaculaires. C’est-à-dire révolutionnaires et sanguinaires. Non ! Dans notre ère post-moderne, Il est froidement appliqué au niveau national et européen par des élites dévoyées. Lesquelles planifient notre disparition à coups de directives, d’ouvertures de frontières et d’un arsenal répressif foudroyant la partie saine de la population diabolisée par les médias aux ordres.
Dans cet énième ouvrage, l’auteur évoque les similitudes entre le populicide actuel et ceux des siècles passés. Entre des peuples qui ont sombré et nous. Carthage où l’élite a trahi le bien commun par sa dérive oligarchique. Rome « qui s’est effondrée de l’extérieur et de l’intérieur ». L’Espagne qui, « minée par des luttes internes », a succombé à une invasion islamique. Ce dernier exemple lui faisant dire « qu’on y lit la transparence de notre propre destin » !!!
Pour le populicide en cours, de Villiers souligne la trahison de nos élites françaises. Leurs responsabilitésécrasantes. De cette « Cinquième colonne coupable d’intelligence avec l’ennemi ». Il déplore une « classe dirigeante pétrifiée, paralysée par la peur et la lâcheté ». Classe qui « n’ose pas appeler par son nom la guerre larvée qui nous est faite : une guerre de civilisation ». Il pointe les clubs élitistes qui décident (Davos, Soros, etc.) et les réseaux d’influences qui commandent l’opinion. Aussi entend-t-il sortir ses compatriotes de la torpeur dans laquelle nous plonge Bruxelles. « On nous endort, on nous ment, on nous prépare au califat et au statut de dhimmi », déclare-t-il sans fard. Comment ne pas l’applaudir quand il écrit que « ceux qui abattent les frontières ont du sang sur les mains » ?
L’auteur flétrit la renonciation aux principes forts devant les signes croissants de décomposition sociale. Tel « l’abandon de la distinction entre le national et l’étranger au nom du principe de non-discrimination ». Il fustige à raison « nos abdications : l’effondrement de la matrice anthropologique, la tropicalisation des mœurs, l’universalisme totalitaire, la collaboration des élites au changement de peuple… ». Il précise que les causes de la décadence « sont presque partout les mêmes : hédonisme, abandon de la spiritualité et du sacré, l’oubli des valeurs fondatrices… ».
Comment ne pas savourer son propos, quand il affirme que les « Républiques sœurs de la Convention ont détruit dans le peuple : foi, coutumes et continuité » ? Tout aussi justement, il note que « le laïcisme d’Etat gardant toute sa vigueur contre les Chrétientés finissantes, déclare forfait devant une nouvelle religion qui revient en Europe pour la deuxième fois de l’Histoire ». Charles Maurras n’aurait pas dit mieux pour avoir défini la République en France, régime de l’étranger.
Pour avoir connu la vie publique de l’intérieur, l’auteur n’est que plus à l’aise pour braquer son faisceau lumineux sur le dessous des crises qui nous assaillent. Lesquelles « sont devenues des instruments de gouvernement ». Car c’est par la crise que le gouvernement entend désormais nous régir. Telle celle du « Covid dont la gestion relève d’une entreprise totalitaire », a été l’occasion rêvée de « tester la soumission des populations ». L’Etat jacobin s’inspirant de la Chine communiste.
Mais, pour que le bon peuple puisse garder l’illusion du pouvoir, la sémantique dégoulinante de démagogie entre en jeu. Comme il le dit très justement : « Le tout maquillé d’une belle rhétorique (Progrès, Démocratie, Droits de l’homme, Etat de droit, fraternité) qui sonne faux ». Non sans lyrisme,il ajoutehabilement que « L’obscurantisme se loge là où fermentent les plans secrets visant à saper les fondements de la société. C’est dans ces temples assermentés du Murmure et du Complot que tout se concocte : loi sur l’avortement, sur l’euthanasie. Depuis deux siècles, ces législateurs de l’ombre se cachent ». Les « Frères » et les forces occultes ont dû follement apprécier…
Parce que « tout cela a été voulu, pensé, prévu, ordonné ». De quelle manière ? Eh bien, par la « collusion de la finance, de la technique, de l’idéologie et du pouvoir ». En bref, des Etats Confédérés reconstitués que d’aucuns appellent aujourd’hui : l’ETAT PROFOND.
En sa qualité de lanceur d’alerte, il veut redonner espoir à un peuple qui ne croit plus en ses propres valeurs et en son Devenir. Parce que ses valeurs ancestrales ont été dénaturées depuis des lustres par cet ennemi de l’intérieur qui truste les postes-clés de l’information et du savoir. Il dément catégoriquement l’immonde fable que l’on inculque depuis l’école, que la France a toujours été un pays d’immigration !!! Pur mensonge laïcard ! Pour l’auteur, c’est « toujours le vieux fonds ethnique issu du néolithique qui commande » sur notre sol. Aussi, entend-t-il « retrouver ce qui nous manque : la poigne et la fierté pour stopper l’invasion et sortir de la honte ».
En fin d’ouvrage, il désigne deux ennemis majeurs qui nous font une guerre exterminatrice : la France insoumise qui milite pour une « France créolisée par le mélangisme invasif ». Et le Wokisme, ce nouvel obscurantisme pour lequel l’Occident est l’ennemi à abattre.
Puisse cet ouvrage de Philippe de Villiers ouvrir les yeux des « modérés » qui participent inconsciemment à notre mise au tombeau. Pour que l’esprit du Croisé supplante l’esprit de démission. Parce qu’une identité molle n’a jamais constitué un obstacle sérieux aux assauts d’où qu’ils viennent.
Jakez GUILLOUZOUIC (le 25 novembre 2025)





