8 mai 1945 – 8 mai 2025 : de la victoire au naufrage

Le 8 mai 1945 marque la défaite de l’Allemagne et symbolise l’ère nouvelle qui devait apporter aux pays d’Europe, la paix définitive, la prospérité de ses peuples et le bien-être individuel. Un programme ambitieux partagé par tout quidam lassé des guerres fratricides, soubresauts parlementaires et crises économiques récurrentes.

Or, huit décennies plus tard, que constate avec effroi l’Européen soucieux de son devenir ? L’état moribond des pays de notre vieux continent. Une Europe en voie de mort clinique d’où le questionnement suivant : pourquoi sommes-nous passés d’une Europe dominante avant 1939 à une Europe vassalisée et colonisée après 1945 ? Enfin, de quoi sommes-nous redevables de l’issue de cette Seconde Guerre mondiale ?   

La paix mondiale ?  Les guerres sur notre planète n’ont jamais été aussi nombreuses depuis 1945. L’ONU, à l’instar de la défunte SDN, a été incapable d’assurer la paix entre les nations. Pouvait-on d’ailleurs attendre quelque bienfait d’un organisme supranational ? Nullement !  L’ONU est à l’image d’autres organisations mondialistes et maçonniques : un instrument aux mains de la Haute finance internationale pour laquelle les guerres rapportent de monstrueux profits !

De fait, depuis 80 ans, des dizaines de guerres ont ensanglanté le globe. Des dizaines de millions de personnes ont été tuées, torturées ou réduites à l’esclavage et à la famine, bien souvent au nom des principes fumeux de l’humanitarisme. 

La liberté d’expression ? Régie essentiellement parla loi du 29 juillet 1881, elle a été réduite à une peau de chagrin. Le délit d’opinion a été instauré par la Loi Pleven de 1972 et autres textes liberticides. Interdiction absolue d’évoquer des sujets devenus tabous, de mettre en doute certaines vérités officielles, de défendre l’intégrité ethnique, de critiquer certaines déviances sociétales, d’émettre la moindre désapprobation à l’égard d’une invasion migratoire allogène. Même le droit à l’humour sur ces questions, nous a été retiré !

Et qu’observe-t-on sous l’égide des « valeurs républicaines » ? D’incessantes dissolutions d’associations identitaires en l’absence de délit pénal.  Des conférences interdites sous le fallacieux prétexte de « troubles à l’ordre public ». Des écrivains et blogueurs non conformistes lourdement condamnés ou obligés de s’expatrier. Une liberté réservée aux seuls tenants du cosmopolitisme. D’où l’emprise marxiste permanente sur l’ensemble des institutions politiques, médiatiques et culturelles pendant que les oligarques de l’hyperclasse se gavent de profits scandaleux.  

L’ordre sociétal ? Le crime qui, jadis, ne payait pas, fleurit désormais de mille éclats. Crimes et délits inondent la moindre parcelle de l’Hexagone. La guérilla urbaine s’invite régulièrement dans les villes et banlieues gorgées de subventions. Les bandes ethniques dictent leur loi, phénomène de société contesté par les médias et les autorités. Chaque jour enregistre sa kyrielle d’agressions au couteau. Couteau qui ne sort ni de la besace du scout, ni de la poche du vieux paysan qui se sustente d’un morceau de saucisson à l’ail au bord de son champ. La France ?  Une gigantesque cour des miracles !

Et la Justice, nous dira-t-on ? Une institution ultra idéologisée et partisane. Abolie la peine de mort qui refroidissait les pires canailles et interdisait la récidive. Laxisme criminel envers les scélérats, sanctions impitoyables pour nous autres.  Autre réalité : on ne juge plus sur les faits, mais sur les présomptions. Ce qui permet tous les abus et interprétations malveillantes. 

L’état des mœurs ?  Exit le Christianisme qui infusait les mœurs de chacun y compris les non-croyants. Finie cette imprégnation bénéfique conforme aux principes qui régissent l’ordre naturel. De nos jours, les déviances sont devenues des droits imprescriptibles : avortements de masse qui compromettent la natalité autochtone, promotion de l’homosexualité, de la GPA, de la PMA, de la théorie du genre et du transsexualisme. Portes ouvertes à la pornographie et aux drogues douces dans l’attente de plus fortes. Voilà des « avancées sociales » qui auraient fait hurler de rire, il y a encore un demi-siècle.  Mêmes les plus libertins !    

L’identité ethnoculturelle ? La France de 1939, en dépit de son jacobinisme mortifère, s’honorait encore d’être un pays « de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » (Selon les mots de Charles De Gaulle, rapportés par Alain Peyrefitte en 1994). Aujourd’hui, l’Hexagone subit de plein fouet une invasion migratoire extra-européenne jamais vue dans son histoire. Bouleversement de nos mœurs et démolition de notre cadre de vie où il faisait bon vivre.

Entre autres aberrations sociétales : la suppression de la préférence nationale et la discrimination dite positive. De fait, ces victoires cosmopolites ont relégué l’autochtone au rang de sous-citoyen dépossédé de sa terre natale. Le fautif ? L’Etat jacobin. Un pouvoir antinational qui refuse à l’autochtone un droit fondamental propre à tout peuple : celui d’une nation homogène vivant sur sa terre ancestrale vierge de toute intrusion pour préserver son Devenir. C’est l’avènement du « Camp des Saints » prophétisé en 1973 par l’écrivain visionnaire Jean Raspail.   

Face à ce tableau accablant que le Camp du bien (!) s’évertue à travestir, la question se pose : Faut-il continuer à commémorer ?  Alors que les digues qui préservaient l’Europe européenne ont été abattues lors de ce tournant historique ? Alors que l’Europe est celle qui, dans le sillage de la Croisade des démocraties, a été construite et façonnée sur des valeurs matérialistes et cosmopolites ? Le résultat mirobolant est sous nos yeux : une Europe dont les Etats ne sont plus les protecteurs de nos peuples mais des outils au service de l’oligarchie mondiale.

Il faut cesser de commémorer le 8 mai 1945. Giscard d’Estaing avait pris cette sage décision en 1975. Parce qu’il est temps de clore la page de nos conflits fratricides intra-européens. Parce que l’Europe va devoir affronter des conflits d’un tout autre ordre. Autrement plus implacables, car d’essence ethnoreligieuse.       

 Jakez GWILLOU (le 8 mai 2025)

Un commentaire

  1. « C’est officiel : la Lituanie se retire de la Convention d’Ottawa, une décision approuvée aujourd’hui par le Parlement », a posté le ministère de la Défense du pays sur X (anciennement Twitter), ajoutant que le retrait prendra effet dans six mois.

    Ces nations—chacune partageant une frontière avec la Russie—soutiennent que le traité, qui interdit l’utilisation et le stockage de mines antipersonnel, limite leur capacité de réponse en cas d’attaque militaire potentielle de Moscou.

    La Finlande a également suivi le mouvement, dernier pays à annoncer son retrait de la convention.

    (Manon Pierre avec QG – Source : Le Figaro

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