La Grande Mosquée de Paris, il y a 100 ans

Cent ans se sont déroulés depuis l’inauguration de la Grande Mosquée à Paris. Tel un visionnaire avisé, Charles MAURRAS nous mettait en garde, contre cette édification, dans L’Action française du 13 juillet 1926. Ses propos sont sans ambiguïté :

« Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. Il n’y a peut-être pas de réveil de l’Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve aussi être la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de cette foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où enseignèrent tous les plus grands docteurs de la chrétienté anti-islamique représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir » (…)

« Mais en France, chez les Protecteurs et chez les Vainqueurs, du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés » (…)

« Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. Nous venons de commettre le crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse ».

Quel homme politique d’aujourd’hui, clairvoyant et patriote, ne partagerait pas le bien-fondé de cet écrit fulgurant ? On peut s’étonner toutefois du caractère paradoxal d’une telle entreprise quand on découvre ses initiateurs et acteurs principaux.   

L’idée de cet édifice islamique est née au sein des loges maçonniques qui ont en horreur le sens du spirituel. C’est le député radical Edouard HERRIOT, figure de l’anticléricalisme (traduire anticatholicisme), qui dépose le projet de loi pour subventionner ladite construction. 

C’est la République jacobine qui finance ce lieu de culte musulman et étranger à notre histoire, au mépris de sa propre législation. Qu’importe la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 qui stipulait que « La République ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Nos braves députés l’enfreignent par la Loi du 19 aout 1920 qui déroge au principe de laïcité. Ils votent une subvention de 500 000 francs tirés de la poche des Français.

Nullement en reste, la Municipalité de Paris offre gratuitement un terrain dans l’un des plus pittoresques quartiers de Paris. Enfin, c’est le Président de la République Gaston DOUMERGUE, radical et franc-maçon qui inaugure, en grandes pompes, le 16 juillet 1926, le monument de la Grande Mosquée en présence du sultan du Maroc.

Comme l’on voit, les responsabilités du Régime sont écrasantes quant au diktat d’un tel symbole, lourd de significations en terre chrétienne. Sans grande surprise, toutefois.  Il s’inscrit dans un républicanisme laïcard acharné à laminer la composante catholique de notre Identité.

Depuis La loi maçonnique de 1905, la République française n’apporte le moindre écot à tout ce qui s’apparente au Catholicisme. Devenu seul propriétaire de nos édifices religieux par un coup de force, l’Etat préfère les laisser dépérir jusqu’à leur complète disparition.  

Quid alors du « Principe d’égalité de traitement entre les religions » dont on nous rebat les oreilles ? Une vaste fumisterie. Une gifle pour les Autochtones. Parce que le traitement fait aux Catholiques par les gardiens de la morale maçonne, a continuellement bafoué les règles de l’équité depuis la proclamation des Droits de l’homme.  

A l’encontre du Catholicisme, la persécution s’abat de 1789 à 1799, sous la férule de révolutionnaires inspirés par l’idéologie cosmopolite : massacres de religieux et croyants, génocides vendéen et breton, fermeture d’églises, etc. Au début du XXème siècle, nouvelle flambée de violences des Républicains laïcistes : dissolution de congrégations religieuses, expulsion de 60 000 religieux contraints à l’exil (La Croix du 5 aout 1914), fermeture de 14 000 écoles catholiques, vol des biens d’églises lors des « Inventaires », exclusion du Droit commun aux religieux catholiques, fichage des officiers qui pratiquent la foi catholique, etc.     

A l’encontre de l’islam, autre son de cloche ! Une politique inverse s’applique. Dans les départements français d’Algérie, l’Etat républicain interdit tout prosélytisme pour les missions catholiques, pendant qu’il encourage et finance le culte islamique. Dans la métropole, il déchristianise nos « chères têtes blondes » par un enseignement athée et maçon. Aujourd’hui, les digues sont rompues : multiplication des mosquées, terrains accordés généreusement par les municipalités, voiles tolérés sur la voie publique, viande hallal servie dans les cantines, présences ministérielles lors des fêtes religieuses islamiques….  

En vérité, la « laïcité » n’a jamais signifié « neutralité » chez les détenteurs du Pouvoir.  C’est avant tout une machine de guerre contre la seule religion catholique. Car d’une telle vindicte, Protestantisme et Judaïsme ont été préservés. Dès lors, ne nous étonnons pas de la déchristianisation achevée de la France et de l’islamisation croissante de notre société. Dans les deux cas, nous retrouvons les mêmes officines d’influence à la manœuvre… Qui osera nier que la République laïque n’a pas ouvert la voie à une islamisation d’une terre proclamée « fille ainée de l’Eglise » ?    

Que dirait le père MAURRAS aujourd’hui, s’il revenait parmi nous ? Alors que la France compte 2600 lieux de culte musulman en 2025, selon le Ministère de l’Intérieur ? Ce chiffre ne démentira pas la « pénétration de notre pays et sa prise de possession ».  

« La République en France, régime de l’étranger », direz-vous ? Mais, braves gens, vous vous égarez ! Du pur blasphème ! Une libre promenade dans nos rues, l’écoute des émissions radiophoniques, la vision des programmes TV et la lecture de la chronique judiciaire suffisent à établir l’indéniable fausseté d’un tel postulat.

Jakez GUILLOUZOUIC(Le 16 juillet 2026)

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