Depuis 1789, la faune jacobine et cosmopolite nous dénie le droit d’être une Nation à part entière. A les entendre, nous ne formerions qu’une région de l’Hexagone depuis l’origine. Difficile de juguler leurs mensonges éhontés. Et pour cause :
Leurs litanies anti-identitaires sont répétées inlassablement par le clergé éducatif et la caste politico-médiatique qui interdisent toute évocation bienveillante de la cause bretonne. Nous sommes formatés du berceau à la tombe, persuadés de la haute bienfaisance de la République Une et Indivisible, dans l’attente d’une République universelle incarnée par l’Etat mondial.
Mais les faits sont têtus et ne peuvent être occultés éternellement. Les nouvelles technologies ont bousculé les canaux classiques que connaissaient nos prédécesseurs. Grâce au Web entrant dans chaque foyer, l’information est beaucoup plus difficile à verrouiller. N’importe quel quidam, sans avoir fréquenté les Grandes écoles peut accéder à des données historiques qui lui étaient jadis inaccessibles. Chacun peut découvrir que la Bretagne est une authentique Nation. Elle en possède toutes les caractéristiques.
Primo, la Bretagne a une origine distincte de celle de la France dont l’Etat s’est constitué après celui de nos Ducs. Pour rappel, nos Pères venant de l’Ile de Bretagne s’installèrent par vagues successives en Armorique, entre l’IVe et le VIème siècle. Ils constituèrent avec les Celtes armoricains une communauté ethnique bretonne originale et soudée.
Secundo, les Bretons possédaient leur langue nationale : le Brittonique qui évolua avec le temps à partir du 10éme siècle. Leur religion tout comme leurs coutumes témoignaient aussi de ce particularisme. Avec cette même vision-du-monde qui accompagna leurs ancêtres insulaires.
Mille années d’indépendance fortifièrent cette communauté de sang et de culture. D’abord, sous la conduite de ses chefs de guerre, ensuite sous celle de souverains ducs qui en firent un Etat prospère sur les plans économique et artistique. L’an 845 vit la constitution d’un Etat souverain sous la conduite de Nominoë.
Le Duché breton était à l’opposé d’un Etat formé de bric et de broc, de peuples, de langues et de coutumes divers, sous une autorité dirigiste et centralisatrice pour éviter l’implosion. La République française s’y reconnaitra.
En résumé, notre origine ethnique, notre langue, nos coutumes, notre religion, notre histoire sont bel et bien les attributs d’une Nation authentique que seuls les esprits idéologisés de l’Université française, persistent à combattre.
Cette nomenklatura stipendiée par le Pouvoir central reste figée dans son négationnisme. Que la fibre nationale bretonne s’exprimât fortement et radicalement depuis l’annexion de 1532 (Révolte des Bonnets rouges, Conjuration du marquis de Pontkallec, Chouannerie, Emsav…), peut lui importe ! Ces faits historiques, pour elle, ne sont que la manifestation de troubles inhérents à l’esprit de révolte chez l’individu. Sans la moindre connotation identitaire.
Colossale erreur ! Car c’est méconnaitre le sentiment national qui repose avant tout sur la cohésion biologique soumise à un environnement particulier. Quant au fait culturel, celui-ci est indissociable du socle génétique qui le produit. C’est l’expression pleine et entière de l’âme d’un peuple. La Bretagne coche ainsi toutes les cases.
Dès lors, les Bretons ne peuvent qu’avoir pleine conscience de former une communauté singulière. D’exister par ce qui les distingue d’autrui. Ils se sentent Bretons, malgré l’endoctrinement scolaire depuis le plus jeune âge, malgré le rouleau-compresseur médiatique.
Cependant, contre tout bon sens, nos « sachants » prétendent que l’éducation a le pouvoir de changer la structure mentale de l’individu. De pouvoir créer un homme nouveau. Ne pas le reconnaitre saperait le fondement de leur sacerdoce. Ainsi, comprenons-nous mieux la faillite retentissante de l’intégration de populations non européennes. L’assimilation étant pure chimère.
Le bilan est sans appel. Cinq siècles de gouvernance françaises n’ont pu détruire le SENTIMENT D’APPARTENANCE BRETONNE chez les fils et filles de Bretagne. Cette fidélité au sang et au sol est inscrite au cœur de l’homme. Quel que soit son origine. Et ce sentiment naturel ne peut que croitre chez nos compatriotes pour de solides raisons :
L’Etat français n’est plus cette mère des arts, des armes et des lois que louait Joachim Du Bellay. La France n’est plus le miroir aux alouettes d’antan. Elle est devenue selon Vladimir Poutine « la colonie de ses ex-colonies ».
Ne nous étonnons pas du retour des Patries charnelles dans l’esprit des nôtres. La patrie idéologique et le Contrat social ont montré toute leur superficialité, au grand dam d’Ernest Renan.
Et sans nul doute, le pitoyable spectacle qu’offre la France actuelle inciterait Renan à récrire entièrement sa conférence « Qu’est-ce qu’une nation ? » prononcée en 1882 Sorbonne. Exemple-type d’une acculturation poussée à son paroxysme. Aggravée de surcroit par une soumission à un universalisme des plus malsains.
JakezGUILLOUZOUIC( 20 juin 2026)





