L’autonomie inhérente à l’âme bretonne n’est plus que rêvée depuis sa destruction dans la nuit du 4 aout 1789. Pourtant, nous avons de légitimes raisons d’en exiger le retour immédiat, et d’en définir le contenu pour un avenir prometteur.
Gardons toutefois les pieds sur terre. Cette autonomie peut-elle nous être accordée librement ? Par une « divine surprise » en quelque sorte ? Non, sauf à croire au Père Noël ! Parce que nous vivons sous la tyrannie déguisée d’un régime jacobin. De surcroit, cosmopolite. Une machine à broyer les identités dont l’arasement est la condition sine qua non pour édifier un monde unitaire et égalitaire.
On s’étonnera, cependant, du vote majoritaire de nos compatriotes en faveur des partis jacobins, depuis que sévit le suffrage universel. Pourquoi un tel vote ? Parce que le système électoral est conçu de façon à reconduire automatiquement dans leurs postes les sortants. Tous issus de la matrice centralisatrice. Un paradoxe qui n’est pas nouveau. Déjà, fin du XIXème siècle, la masse électorale bien que profondément catholique, votait imperturbablement pour des républicains francs-maçons qui persécutaient leur Foi.
Raisons d’exiger notre autonomie
La raison première qui pousse à l’autonomie ou l’indépendance pour les plus audacieux, est la préservation de L’IDENTITE ETHNOCULTURELLE du peuple breton. Rien de plus vital ! Car, depuis cent cinquante ans, notre identité celtique subit des attaques crescendo du Pouvoir central. Contre notre langue, notre religion, notre histoire. Mieux encore, en ce XXIème siècle, est franchie une nouvelle étape : notre Grand Remplacement par une politique de colonisation forcée. Avec des peuples qui ne nous sont en RIEN apparentés.
Or, l’autonomie politique est la condition indispensable de tout relèvement breton. D’où l’impératif d’un engagement permanent en faveur de cette noble Cause. C’est la seule issue pour s’extraire de l’impasse dans laquelle le Régime de Paris nous maintient. Cette autonomie doit briser les tabous. Une autonomie où la conception de la Bretonnité repose sur une appartenance ethnique et spirituelle. Non pas sur une appartenance civique et juridique propre à la conception « française ». Avec un avantage certain : notre identité ne pourrait plus être gravement compromise. En clair, une autonomie immunisée contre tous les dogmes universalistes de l’Etat jacobin.
Voilà pourquoi les nationalistes, régionalistes ou fédéralistes autoproclamés qui refusent de défendre l’identité européenne et chrétienne de la Bretagne ne sont finalement que des FAUX-MONNAYEURS. Ils travaillent main dans la main avec les mondialistes pour un monde totalitaire unifié et terne.
Le côté obscur de l’autonomisme
L’autonomie souhaitée par un grand nombre de nos compatriotes présente toutefois un côté obscur. Si demain, la Bretagne recouvrait subitement une large autonomie, compte tenu de l’influence délétère du poison démocrate-chrétien et humaniste dévoyé qui l’imprègne depuis 150 ans, à quoi devrions-nous nous attendre ? Nous aurions, très probablement une « Bretagne » plus rose, plus rouge, plus cosmopolite encore. Avec ces élus repoussoirs que nous subissons depuis trop longtemps. Cette autonomie nous couterait assurément fort cher. On ne peut donc que s’engager, à l’instar des nationalistes corses tels Thierry BIAGGI et FORZA NOVA à soutenir des stratégies d’union avec toutes les forces identitaires. Quelles que soient leurs nuances, sous peine de subir le sort de nos frères d’Afrique du Sud.
La sombre hypothèse d’une Bretagne encore plus défigurée n’est pas une vue de l’esprit. Elle est corroborée malheureusement par l’image que nous envoient d’autres ethnies européennes bénéficiant de l’autonomie. Celles de Catalogne, du Pay Basque, du Pays de Galles, de l’Ecosse ou d’Irlande. Nous y voyons, à chaque fois, des politiques cosmopolites mises en œuvre pour imposer une société multiethnique et multiculturelle. Ce qui n’incite guère nos compatriotes à franchir le Rubicon pour fuir un présent déjà insupportable ! Des priorités sont donc à définir.
Conception nationaliste de l’autonomisme
Le point de vue diffère sur l’AUTONOMIE si l’on considère celle-ci comme MOYEN de restauration ou comme BUT ultime. Dans le premier cas, il s’agit de nous gouverner nous-mêmes selon nos aspirations profondes ou besoins propres. Dans cette perspective, prime la préservation de l’identité ethnoculturelle. Dans le second cas, il s’agit seulement d’un but sans considération d’une mystique identitaire, sans possibilité d’une Régénération pour n’être qu’un copier-coller de l’Etat central et de son idéologie libertaire. Ce que prônent ouvertement les faux-monnayeurs précités. Leurs motivations ? Accroitre leurs pouvoirs et satisfaire leur égo. En cela, ils restent les enfants chéris de la République française. De vulgaires gamellards d’un parlementarisme stérile.
Mais pourquoi nous rétorquera-ton cet attachement viscéral à l’IDENTITE ? Pourquoi la nécessité d’un ordre de préséance dans le combat politique pour l’identité ethnique ? Parce qu’un peuple peut toujours renaitre à condition que son Germen ne soit pas modifié. Quand bien même, sa culture et sa religion sont dénaturées ou oubliées. Ou que son sol est occupé militairement et politiquement comme le furent les anciennes démocraties populaires de l’Europe de l’Est. C’est là, une priorité vitale qui s’applique à TOUS les peuples. Indispensable pour maintenir la diversité humaine. Sauf à vouloir transformer chaque peuple en masse uniformisée malléable sous une direction mondiale.
Par la même, nous demeurons fidèles aux Grands Anciens qui défendirent un nationalisme authentique, un nationalisme ethnique, un nationalisme celtique. Ce flambeau qu’ils nous ont transmis et qui manifeste ses lueurs à chaque réunion commémorative, à chaque article rédigé, à chaque échange verbal.
Rappelons enfin qu’une Bretagne sans les Bretons ne peut prétendre à une telle appellation. Sous peine d’escroquerie. Tout Breton non renié sait distinguer son peuple de ceux qui s’invitent chez lui ou que l’Etat central nous impose. La Bretagne, c’est nous et seulement nous ! Qu’on nous épargne la litanie sur les « Bretons de cœur ». Un tel qualificatif n’est qu’un prétexte pour rendre encore plus flou les distinctions qui font encore l’attrait de notre société.
Jakez GUILLOUZOUIC ( le 21 mai 2026)





