Tout cinéphile digne de ce nom, se souvient très certainement du film « La traversée de Paris » de Claude Autant-Lara en 1956, et de la célèbre scène où Gabin clôt sa véhémente diatribe par un … « Salauds de pauvres ! ». Il en va de même pour certains de nos compatriotes qui haïssent les « salauds de riches ». Pour une sordide raison : celle de ne pas en faire partie.
Rien n’a changé et ne peut changer dans le logiciel mental de ceux qui se proclament de gauche. « Guerre aux riches ! », « Guerre à la propriété privée ! », c’est le leitmotiv lancinant qui les ronge parfois depuis leur plus jeune âge. Nous avons là, la manifestation d’une pathologie difficile à guérir car inscrite au cœur de certains individus. La lutte des classes dans toute sa laideur. C’est l’envie maladif, la jalousie malsaine du bien et de la réussite d’autrui.
Cette obsession règne, en particulier chez ceux qui appartiennent à certains types de population : celle des médiocres, des chômeurs professionnels, des asociaux virulents, d’une certaine tourbe sociale avide d’en découdre pour arracher, à l’occasion de troubles révolutionnaires, la part du butin qu’elle est incapable de gagner par des moyens honnêtes et légaux.

D’où la revendication agressive d’une Egalité totale, normalisée entre tous les individus. Travailleurs ou fainéants, gens honnêtes ou gredins, intelligents ou déficients mentaux, personnes intègres ou gorgés de vices, etc. En bref, le produit d’une idéologie malsaine qui introduit une équivalence des plus immorales. Or cette Egalité est un principe faux et démagogique car opposé à l’ordre naturel du monde fondé sur les discriminations. Et, de surcroit antinomique au principe de Liberté. En fait, deux principes abstraits absurdes et inconciliables. Faute de leur avoir donné un contenu concret adapté à l’homme réel.
Car laisser les libertés s’exprimer, c’est faire éclore inévitablement des inégalités souvent fécondes entre les individus. Le tout conforme au principe inégalitaire qui mène le monde depuis l’aube de l’humanité. Mais, vouloir instaurer une égalité de fait, une égalité de nature – et non de droits – c’est entrer dans la voie du totalitarisme qui, pour imposer le nivellement, réprime férocement tout ce qui, par une liberté créatrice individuelle, s’élève au-dessus de la platitude ambiante.
Rappelons aux incorrigibles « partageux » que les fortunes se sont construites bien souvent sur des vies de dur labeur et de privations. Parfois, au fil des générations successives que l’Etat jacobin s’est toujours évertué à taxer outrageusement. Non pas pour venir en aide aux compatriotes honnêtes et travailleurs les plus nécessiteux. Ce qui ressortirait du Bien commun prôné par les Evangiles. Non ! Mais pour engraisser particulièrement une lie sociétale dont le vote s’exerce toujours en faveur des démagogues internationalistes, humanitaristes et nihilistes.
Mais avec eux, c’est toujours la faute de la société, jamais aux hommes. Oubliant que ce sont les hommes qui font la société dans laquelle ils vivent.
Pour cela, on ne condamnera jamais assez les élucubrations philosophiques du huguenot genevois Jean-Jacques Rousseau, ce chantre de l’individualisme qui a vécu au crochet des femmes et placé ses cinq enfants à l’Assistance publique.
Mais chacun s’abreuve aux sources qui correspondent à son tempérament !
Jakez GUILLOUZOUIC (7 novembre 2025)






